Le traitement des OMr

Les OMr désignent les ordures ménagères résiduelles, elles représentent ce qui "reste" après l'évitement, le tri et le compostage des déchets. On les appelle également les déchets ultimes.

Généralement collectés dans leur sac noir, ces déchets ne sont pas triés, les sacs ne sont jamais ouverts et les matériaux qui s'y trouvent ne bénéficient d'aucune valorisation matière (pas de recyclage). Les OMr collectées par les adhérents du SMEVOM transitent par des quais de transfert puis sont acheminées jusqu'au centre d'enfouissement de Granges (71), exploité par VÉOLIA.

En 2019, le SMEVOM a pris en charge 24 820 tonnes de déchets ultimes soit 207 kg par habitant. Un ratio en baisse depuis de nombreuses années : -40kg par habitant et par an en 10 ans.

L'enfouissement

Les sites d'enfouissement peuvent porter différents noms : CSDU (centre de stockage des déchets ultimes), ISDND (installation de stockage des déchets non dangereux). Les déchets sont déposés dans un casier (ou alvéole) puis compactés par des engins pour optimiser l'espace. En fonction de la taille du site, le nombre de casier peut être plus ou moins important.

Le stockage des déchets est une pratique très encadrée. La loi fixe les critères d'implantation (distance par rapport aux habitations, imperméabilité du sol...), les aménagements du site, les règles d'exploitation ainsi que la réhabilitation du site et son suivi après exploitation. Les centres de stockage sont des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) et sont régulièrement contrôlés par les services de l'État.

Les rejets

Les lixiviats : les liquides produits sur le site, il proviennent de l'eau contenue dans les déchets et de l'eau de pluie qui tombe sur les casiers de stockage. Un système de drains permet de récupérer l'ensemble des liquides et de les diriger vers un traitement avant un rejet dans le milieu naturel.

Le biogaz: le gaz produit par la décomposition de la matière organique présente dans les déchets enfouis. Ce gaz est récupéré. Il peut être brûlé sur place par des torchères ou valorisé énergétiquement par une centrale thermique, pour du chauffage par exemple.

La post-exploitation

Les centres de stockage sont prévus pour accueillir des quantités de déchets définies dans leur arrêté d'exploitation. Une fois le tonnage atteint, le site ferme. Par contre, il doit être réhabilité. Les casiers sont fermés et un aménagement paysager est réalisé. Les rejets, lixiviats et biogaz, continuent à être traités. Après sa fermeture, le suivi du site se poursuit pendant 30 ans.