Le brûlage des déchets verts

 
Ce que dit la loi

le brûlage des déchets verts (et de tous les autres déchets) est interdit, deux textes réglementaires le précise: la circulaire du 28 novembre 2011 relative au brûlage à l'air libre des déchets verts et le Règlement Sanitaire Départemental.

Les textes indiquent notamment que les déchets verts sont des déchets ménagers, comme tout déchet ménager ou professionnel. Il est interdit de les brûler à l'air libre. Des alternatives comme le broyage et l'utilisation en paillage ou en compostage sont les gestes mis en avant par la réglementation. le Règlement Sanitaire de Saône et Loire indique une tolérance pour les zones rurale si l'usager n'a pas de déchetterie proche de chez lui. On considère actuellement que le nombre de déchèteries présentes sur le territoire permet à l'ensemble des particuliers d'avoir une solution pour se débarrasser de leur déchets verts.

Cette interdiction est principalement due aux risques pour la santé liés au brulage à l'air libre. La combustion à l'air libre est incomplète et dégage beaucoup de composés présentant un risque pour la santé et l'environnement. Si les déchets brulés ne sont pas totalement secs ces problèmes sont aggravés.

 

Des risques pour la santé

Le brûlage dégagent énormément de particules fines, qui se retrouvent en suspension dans l'air et peuvent affecter le voisinage, il s'agit d'une pollution qui influe sur la qualité de l'air au niveau local. Les particules fines pénètrent en profondeur dans les poumons. Elles peuvent être à l’origine d’inflammations, et de l’aggravation de l’état de santé des personnes atteintes de maladies cardiaques et pulmonaires. De plus, elles peuvent transporter des composés cancérigènes  dans l'appareil respiratoire.

 

Plus polluants que les déplacements en déchetterie

L'argument qui revient pour les défenseurs du brûlage est souvent le même : "si je fais deux aller retour en déchetterie, je prend ma voiture et je pollue aussi". Des mesures ont été réalisées et le brûlage produit plus de gaz à effet de serre, micro particules, de dioxines cancérigènes et d'hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) que plusieurs milliers de km en véhicule.

 

Les bonnes pratiques

La réflexion première devrait être axée sur une réutilisation à domicile. Tout ce qui est issu de l'entretien courant: tontes, feuilles mortes, désherbage, fanes de parterres et de jardins les petites tailles..., peut être valorisé assez facilement. Parfois, un broyage à la tondeuse ou quelques coups de sécateurs peuvent suffire pour faciliter leur décomposition. 

Le retour à la terre est le meilleur moyen de valoriser ces déchets. Pour les végétaux plus gros (de plus gros diamètre), il est effectivement plus compliqué de les réutiliser surtout sans disposer de broyeur. Dans ce cas la déchetterie reste une solution à privilégier, mais en aucun cas le brûlage au fond du jardin.