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Méthanisation et incinération : la complémentarité
(20 décembre 2005)
Paray-le-Monial, le 20 décembre 2005

Communiqué de presse du Smevom du Charolais-Brionnais et Autunois

Méthanisation et incinération : la complémentarité

Le SMEVOM du Charolais-Brionnais et Autunois souhaite apporter des précisions sur son rapprochement avec le projet d'unité de production de vapeur à Tavaux (Jura).

Le politique de gestion des déchets ménagers du SMEVOM est multifilières. Elle associe recyclage, valorisation biologique et valorisation énergétique.
Aujourd'hui il est admis que les déchets non-recyclables peuvent subir un traitement par méthanisation générant deux sous-produits :
- le biogaz
- le compost
Nous incluons la valorisation du compost en agriculture comme une composante de la méthanisation.
Dans ces conditions, les résidus (déchets non-transformés en biogaz ou compost) restent de l'ordre de 40% des tonnages entrants.
Parmi ces résidus de la méthanisation, on trouve une grande quantité de déchets à haut PCI (facilement combustibles) notamment des plastiques non-recyclables.
C'est pour cette fraction des déchets valorisables énergétiquement que le SMEVOM s'est rapproché de l'étude d'un projet d'unité de production de vapeur dans le Jura.
Dans une logique de développement durable, il apparaît anormal de mettre en décharge des déchets qui représentent un potentiel énergétique.
L'incinération des résidus de la méthanisation limiterait les tonnages à enfouir et produirait une énergie renouvelable. Seuls les refioms (résidus d'épuration des fumées d'incinération des ordures ménagères) qui représentent de 2 à 5 % des tonnages entrants resteraient à stocker en décharge de classe 1. Des techniques de vitrifications pourraient même éviter l'enfouissement de ces derniers résidus.
Rappelons qu'aujourd'hui l'incinération génère des mâchefers (25% des tonnages entrants) dont la grande majorité est valorisée en sous-couches routières ; c'est ce qu'indique l'étude de l'Ademe ITOM 2002 qui donne un taux de valorisation de 78 % pour les mâchefers.
Dans les installations récentes c'est désormais la totalité des mâchefers qui est valorisée.

En prenant en compte les spécificités des différents modes de traitement, la méthanisation qui favorise le retour au sol de la matière organique et l'incinération qui réduit les déchets en produisant une énergie renouvelable, apparaissent complémentaires dans un traitement durable des déchets ménagers.

La tendance à créer des installations de traitement des déchets de grandes capacité capable d'amortir les investissements en matière de traitement des rejets expliquent l'apparition de projets tel que celui du Jura. Il entraînerait, certe, une augmentation des distances de transport. Cependant, dans ce projet, l'alternative ferroviaire et fluviale pour l'évacuation des déchets limiterait la pollution générée par le transport et réduirait le nombre de camions sur les routes.

Pour le SMEVOM du Charolais-Brionnais et Autunois, l'étude du projet d'unité de production de vapeur dans le Jura, est une solution nouvelle qui pourrait améliorer sensiblement le bilan de valorisation des déchets ménagers traités par méthanisation.

Contact presse : Serge GRIMM, chargé de communication
Smevom du Charolais-Brionnais et Autunois
7, rue des Champs Seigneur - BP 46 71601 Paray-le-Monial
Tél. 03 85 81 94 55 Fax. 03 85 81 94 69
Email. sgrimm@wanadoo.fr
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