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Espace pratique > Foires aux questions
Les questions les plus souvent posées
Vous trouverez dans cette rubrique nos réponses aux questions habituelles sur la collecte, le tri et le traitement des déchets. Des compléments de réponses peuvent être trouvés dans les autres rubriques du site.
Vous pouvez aussi formuler une question directement en nous contactant pour une réponse personnalisée. cliquez ici


Questions sur le tri

Pourquoi ne recycle-t-on pas les sacs et les suremballages en plastique ? Les sacs et les suremballagessont fabriqués avec des plastiques trop fins, qu'il vaut mieux incinérer pour en récupérer l'énergie. Que faire des cartons volumineux ? Les cartons volumineux (type emballage de meuble) doivent être amenés à la déchetterie ou collectés avec les encombrants. Ils ne doivent pas être placés dans les bacs de tri.

Faut-il laver les emballages à recycler ?
Non. Il suffit de bien les vider ou les racler pour qu'ils ne salissent pas les autres emballages. Il est inutile de les laver car l'eau consommée doit être ensuite... traitée.

Que se passe-t-il si je me trompe de bac ?
Une erreur de tri, et c'est tout le contenu du bac d'emballages triés qui risque d'être pollué. En plus, le personnel de collecte (les rippeurs) procède à un contrôle visuel du bac avant son ramassage : il peut le refuser ! Il sera collecté avec le reste des ordures ménagères... Quand on a un doute, mieux vaut jeter l'emballage dans le bac des ordures ménagères.

Est-ce utile d'écraser les bouteilles avant de les jeter ?
Oui : vous réduirez ainsi leur volume et faciliterez leur collecte et leur recyclage. Mais, attention : écrasez-les à plat (sur une table, par exemple) et rebouchez-les pour qu'elles ne se regonflent pas.

Même vidés, les aérosols sont-ils dangereux ?
Bien vidés, ils ne présentent aucun problème de sécurité, que ce soit au moment de la collecte ou au centre de tri. En plus, ils se recyclent très bien.

Toutes les briques alimentaires se recyclent-elles ?
Quelles que soient leur taille et la nature des aliments qu'elles contiennent (lait, soupe, jus de fruits...), les briques sont toutes à recycler. Il suffit de bien les égoutter, et il n'est pas nécessaire d'enlever les becs verseurs en plastique.

Faut-il enlever les bouchons sur les bouteilles et les flacons en plastique ? Désormais, il faut déposer les bouteilles et les flacons en plastique dans le conteneur destiné au tri avec leur bouchon. Non seulement tout est recyclé, mais cela évite de souiller le bac et les autres emballages s'il reste un peu de produit au fond.

Aujourd'hui les techniques de régénération permettent de séparer simplement le bouchon PEhd ou PP de la bouteille PET : broyés et mis dans l'eau, le premier flotte et la seconde coule. Chacun suit ensuite sa propre filière de recyclage. Pour les flacons PEhd, la question ne se pose pas, les deux sont régénérés ensemble.

Le bouchon représentant en moyenne 8 % du poids de la bouteille, il participe au tonnage recyclé et est soutenu financièrement par les sociétés agréées auprès des collectivités locales (à condition de le laisser vissé sur la bouteille vide au moment du tri). Il permet donc d'alléger la facture du contribuable.

Tous les emballages en plastique sont-ils recyclés ?
On ne sait pas recycler les petits emballages (pots de yaourt, de crème fraîche...). Cela coûterait trop cher à la communauté.

Doit-on trier toutes les bouteilles et flacons en plastique ?
On recycle toutes les tailles et toutes les formes ! Du cubitainer de vin au flacon de gel douche, en passant par les eaux et les lessives, tous les flacons et bouteilles en plastique doivent être triés. Bien vidée, même la bouteille d'eau de javel est recyclée !

Peut-on recycler les sacs et sachets en plastique ?
Non. Ils sont fabriqués avec des plastiques trop fins.

Que signifie le point vert ?
La présence du point vert sur les emballages signifie que l'entreprise a financé le programme Eco-Emballages de « valorisation des emballages ménagers ». Mais attention ! Les emballages portant le point vert ne sont pas tous recyclés. Avant de les déposer dans un bac de collecte sélective, il faut donc vérifier qu'ils figurent dans le « Guide pratique du tri ».

Le tri des emballages est-il une obligation ?
Non. Trier n'est pas une obligation mais c'est une nécessité pour lutter contre le gaspillage des matières premières et pour protéger l'environnement. En 2004, plus de 53 millions de Français trient leurs emballages.

La bouteille plastique d'huile est-elle recyclable ?
Oui. Désormais, grâce aux progrès de l'industrie du recyclage, toutes les bouteilles et tous les flacons en plastiques sont recyclables.


Questions sur le traitement des déchets

Pourquoi ne pas créer des centres d'enfouissement de proximité dans chaque intercommunalité ?
La réglementation concernant les centres d'enfouissement est particulièrement stricte et contraignante : nature des sols, contrôles durant l'exploitation, traitements des rejets... Le territoire du Charolais-Brionnais et Autunois présente des sols peu adaptés à la création de centres d'enfouissement dédiés aux déchets ménagers et assimilés, du fait de leur tendance à la perméabilité. Par ailleurs, la gestion de telles installations représente des coûts importants qu'il est difficile d'assumer pour une seule intercommunalité. Conscient de la nécessité de réduire les transports de déchets, le Smevom déterminera le nombre et l'emplacement des sites à créer pour tenir compte de cette contrainte.

Un incinérateur est un investissement qu’il faut rentabiliser en lui fournissant une masse de déchets constante : l’incinération n’empêche-t-elle pas le développement du recyclage ?
Parallèlement à l'augmentation des capacités d'incinération il y a augmentation du tri en France. Malgré un nombre d'ouvertures d'incinérateurs très faible ( 6 en 2000, 2 en 2001 et 3 en 2002 ) la capacité d'incinération est passée de 11, 7 Mt/an en 2000 à 12,6 Mt/an en 2002. En 2002, les centre de tri ont traité 5,2 millions de tonnes de déchets destinés au recyclage, soit une augmentation de 6% par rapport à 2000. Ces résultats semblent montrer que l'incinération ne bloque pas la progression du tri en France. Autre exemple, un département comme L'Alsace qui fait largement appel à l'incinération (421 kg/an/habitant) traitait en 2002 plus de 28 % de ses déchets en centre de tri à destination du recyclage, soit deux fois plus que le Nord Pas de Calais (14%) qui n'a quasiment pas recours à l'incinération (4 kg/an/hab). On ne peut donc pas dire que l’incinération condamne le recyclage et l’on voit dans cet exemple que l’absence d’incinération n’entraîne pas automatiquement un développement du recyclage. L’incinération et le recyclage sont complémentaires et s’intégrent dans une logique de gestion multifilières associant valorisation matière, organique et énergétique.
(source : ADEME, ITOM 2002)